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Donna Tartt - Le Maître des illusions.

Donna Tartt - Le Maître des illusions.

Bonjour mes petits fennecs des neiges ! 

Aujourd'hui, j'ai décidé de dépoussiérer un peu mon blog et cette rubrique en vous parlant de ma dernière lecture : Le maître des illusions, par Donna Tartt. J'avoue que je n'en avais absolument jamais entendu parlé avant que Pocket sorte des éditions collector... 

Mais le Maître des illusions, ça parle de quoi ? Il ne s'agit ni d'un roman de Fantasy, ni d'un roman d'horreur comme pourrait le laisser suggérer la phrase inscrite sur la couverture "Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles", mais d'une sorte de whodunnit. Nous y suivons Richard Papen, un jeune californien au passé jetable qui parvient à rentrer à l'université de Hampden, dans le Vermont. Comme il ne se plaisait ni dans sa ville natale, ni ne s'entendait avec ses parents, cette université s'est vite présentée comme une porte de sortie inespérée. Mais alors qu'il n'étudie là-bas que depuis quelques mois, il remarque un professeur pour le moins étrange : Julian. Ce dernier est en réalité un professeur de grec ancien qui n'as pas une super réputation au sein de la petite université, car il ne fait rien comme tout le monde et ne prend que cinq élèves, choisis par ses soins. Et ces élèves, on les remarque vite : plutôt extravagants, traînant dans un petite groupe très restreint, on peut dire qu'ils ne passent pas inaperçus !

Malgré les avertissements de son tuteur, le Dr. Roland, notre ami tente de convaincre le professeur de le prendre dans son cours. Après quelques ratés, et lorsqu'il avait presque fini par renoncé, il fini par arriver à intégrer le cours, même s'il n'en avait plus trop envie désormais... Car sur les cours de Julian, cela signifie renoncer à tous ses autres cours, mais aussi à une intégration normale au sein du campus. Mais bon, il s'agit d'une proposition qu'on ne vous fait qu'une fois, d'une proposition qu'on ne refuse pas... 

Mais malgré leur apparence, Richard devine très vite que quelque chose ne va pas. Au fur et à mesure qu'il reste avec ses nouveaux camarades, il semblerait qu'ils aient quelque chose à cacher : quelque chose de secret, quelque chose de lourd... Il était vraiment à mille lieux d'imaginer ce qu'aller lui coûter sa curiosité !  

Franchement, quand j'ai vu le prologue, j'ai vraiment eu très peut pour mes 8€90... Car il s'agi bien d'une histoire de meurtre ! Mais pas d'un whodunnit où on suit je ne sais quel tueur en série psychopathe : dans ce livre, les tueurs, ils sont comme vous et moi. Des gens normaux. Tout comme la victime... Tout n'est vraiment que hasard, et peut être bien que dans d'autres circonstances les événements n'auraient pas tourné au drame. Mais il y'a des choses contre lesquelles on ne peut rien faire... 

Ici, l'acte nous est vraiment présenté comme quelque chose d'une glaçante banalitude, pouvant être fait par n'importe qui; et je dois avouer que la vérité de cette proposition est aussi dérangeante que fascinante. On sent que l'auteur à pris un malin plaisir à disséquer ce qui pouvait conduire à faire une telle chose et c'est juste fascinant. Surtout que les personnages son super intéressants eux aussi... Bref, on se laisse vitre prendre au jeu. Les 790 pages sont passés comme un éclair. 

Le tout est très largement saupoudré de références à Platon ou d'autres philosophes grecs, mais loin d'être lourd et intellectuel, j'ai trouvé ça plutôt pas mal. D'ailleurs, spoilers spoilers, le titre est une référence à Platon qui s'accorde très bien aux personnages, une fois qu'on a fini le bouquin. Vraiment. Je m'étais aussi demandé pourquoi ils avaient mis une page cartonnée orange sous la couverture de l'édition collector : on le découvre dans le premier chapitre. Personnellement, j'ai bien aimé l'effet Private Joke que ça créé, c'est pas mal. 

Brefouille. Si vous avez 8€9 et un peu de temps disponible, foncez me lire ça les amis. C'est du bon. Du très bon. Si vous l'aimez autant que moi, il vous faudra à vous aussi plusieurs jours pour sortir du ravin.

"Il était difficile de savoir qu'il y ait eu un tel tapage à propos d'un acte dont j'étais partiellement responsable, encore plus difficile de croire que j'aie pu traverser tout cela - les caméras, les uniformes, les foules noires grouillant sur le mont Cataract comme des fourmis dans un bol de sucre - sans être le moins du monde soupçonné. Mais le traverser était une chose : en sortir, malheureusement, s'est révélé très différent, et bien que j'aie cru à un moment avoir quitté à jamais ce ravin lors d'un après-midi d'Avril, il y a bien longtemps, je n'en suis plus tellement certain."

 

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M
Bon courage en tous as xD
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S
:')
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M
Bha moi si tu veux je dois me taper Platon en cours, donc bon, ça endors peut être encore plus ! xD On sous estime toujours trop le potentiel des ouvrages philosophique en tant que somnifère... À chaque fois que j'en lis je 'endors xD (en cours aussi parfois, tout le monde s'est déjà endormi dans mon cours de philo xD)
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S
Bah Maupassant ça m'endort :')
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M
Bha ça c'est de la littérature grand public, pour avoir un minimum de référence plus tard il faut aussi passer par la littérature classique ! ^^ Pour découvrir des choses plus littéraires et pas juste divertissantes comme Musso ! ;)
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